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TAUX D’INTÉRÊT : “LA BCE RISQUE DE NOUS MENER DES PARADIS ARTIFICIELS À UN ENFER BIEN RÉEL”

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En ressortant, ce jeudi 12 septembre, l’artillerie lourde face aux risques pesant sur l’économie, la BCE risque fort de mener la France et le reste de la zone euro à l’overdose, dénonce notre chroniqueur Marc Touati, président du cabinet ACDEFI.

Il y a aujourd’hui plus de 17.000 milliards de dollars de dette à taux d’intérêt négatifs à travers le monde. Une folie douce ! Parmi les plus “performants” en la matière, les pays européens et notamment ceux de la zone euro ne cessent de battre des records. 14 pays de l’Union Economique et Monétaire bénéficient actuellement de taux d’intérêt négatifs de leurs obligations d’Etat. Et ce, sur des échéances de plus en plus longues. En Allemagne et aux Pays-Bas, les taux négatifs vont même jusqu’aux échéances de 25 ans. Le record des 50 ans détenu par la Suisse n’est certes pas atteint, mais, tout de même, prêter à 25 ans à des Etats en étant sûr de perdre, cela interpelle…

Le pire est que cette “négativité” des taux d’intérêt des obligations d’Etat ne concerne pas seulement les pays les plus vertueux en matière d’assainissement budgétaire. Bien au contraire, la France, mais aussi l’Espagne et le Portugal, sans oublier Chypre et l’Italie font également parti de ce cercle “bienveillant”. Et ce, en dépit d’une dette publique vertigineuse : quasiment 100% du PIB en France et en Espagne, 105% à Chypre, 123% au Portugal et 134% en Italie. Et même si la Grèce ne fait pas (encore) partie de ce “club”, il faut souligner qu’un taux d’intérêt à 5 ans de 0,8% pour une dette publique grecque de 181% du PIB tient plus du miracle (ou de la bêtise) que de la rationalité.

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Nous faisons donc face à une véritable anomalie, particulièrement dangereuse, dans la mesure où les dérapages publics ne sont absolument pas sanctionnés par une augmentation des taux d’intérêt des dettes publiques. Cette déconnexion est d’ailleurs auto-entretenue, puisqu’elle génère un phénomène “d’aléa moral” : la faiblesse des taux d’intérêt incite les Etats à augmenter encore leurs déficits et par là même leur dette déjà stratosphérique. Or, ne l’oublions pas : même si la dette coûte peu cher (pour le moment), il faudra bien la rembourser. Si la croissance n’est pas au rendez-vous, comment feront les générations futures ? Le risque est alors de déboucher sur des situations de write off, c’est-à-dire d’annulation des dettes publiques. C’est par exemple ce qui a été réalisé pour la Grèce lors de la crise de 2010-2015, mais qui n’a aucunement permis de réduire la dette publique. Bien au contraire, cette dernière a encore augmenté, passant de 138,4% début 2012 à 181,9% aujourd’hui.

L’évolution du poids de la dette publique grecque (rapportée au PIB) et du taux d’intérêt à 10 ans du pays illustre parfaitement cette anomalie et cet aléa moral. En effet, lorsqu’en 2011, la dette grecque flambe à 170% du PIB, le taux à 10 ans des obligations de l’Etat grec explose à 37%. Ensuite, à partir du printemps 2012 et du premier accord trouvé avec la Grèce, les taux à 10 ans repartent en nette baisse pour ne remonter qu’en 2015 avec la victoire de Tsipras aux élections législatives. Ensuite, dans la mesure où de nouveaux cadeaux vont être consentis à l’Etat grec, les taux vont repartir en forte baisse. Si bien qu’aujourd’hui, une dette publique grecque de quasiment 182% du PIB n’émeut plus personne, permettant au taux à 10 ans de tomber sur un plus bas historique de 1,6%, soit 0,2 point de base de moins qu’aux Etats-Unis. D’où une question simple : quand les investisseurs vont-ils se réveiller ? Cette question n’est d’ailleurs pas l’apanage de la Grèce, puisqu’elle peut aussi se poser à l’égard de la situation française.

 

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Chez nous aussi, plus la dette publique augmente, plus les taux des obligations d’Etat baissent jusqu’à devenir négatifs, depuis quelques mois. Ce qui incite l’Etat français à encore laisser filer son déficit et donc sa dette. Face à ces situations anormales et dangereuses, il aurait été bon que la BCE siffle la fin de la récré. Bien au contraire et malheureusement, elle en a décidé autrement, plongeant la France et la zone euro au sens large dans un nouveau paradis artificiel qui risque de rapidement se transformer en un enfer bien réel.

Juste avant de partir en retraite, Mario Draghi est entré dans l’Histoire cette semaine. Après avoir déjà sauvé la zone euro à de multiples reprises, puis abaissé le taux refi (taux de refinancement, principal taux directeur de la BCE, NDLR) à 0% et engagé un Quantitative Easing (ou QE : rachats d’actifs massifs, NDLR) de quasiment 3.000 milliards d’euros, il vient d’abaisser le taux de dépôt à -0,5%, tout en annonçant une nouvelle phase de “planche à billets” illimitée de 20 milliards d’euros par mois à partir de novembre prochain. A l’instar de la Banque du Japon depuis plus de 20 ans, la BCE se retrouve donc bloquée dans le tonneau des Danaïdes de la mythologie grecque : les Danaïdes sont les 50 filles du roi Danaos, qui, après avoir épousé leurs cousins, les tuent le soir des noces et sont ensuite condamnées aux enfers, où elles devront remplir éternellement des jarres percées.

 

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De la même façon, après avoir tué la croissance forte dans les années 2000, la BCE n’a cessé de déverser pléthore de liquidités, mais pour de bien piètres résultats, en l’occurrence une croissance durablement molle. Et ce, au prix d’une “planche à billets” (qui revient à créer de la monnaie ex-nihilo, c’est-à-dire sans création de richesse correspondante) extrêmement coûteuse. Et dont on ne mesure pas encore les conséquences négatives de long terme…

Malgré la faible efficacité des précédentes “planches à billets”, le Président de la BCE n’a pas hésité à sortir “l’artillerie lourde”. Monsieur “Super Mario”, il y a bien plusieurs bulles sur les marchés financiers. Non, des taux d’intérêt négatifs des obligations de l’Etat français ou espagnol ne sont pas normaux. En outre, si, pour le moment, il reste presque impossible de jauger les impacts des excès de liquidités, il viendra un jour où ces derniers produiront des effets particulièrement négatifs. Et ce, notamment en termes d’inflation, de krachs sur les marchés d’obligations et d’actions et finalement de destruction de richesses.

La BCE ne fait que gagner du temps, en espérant que les effets négatifs de sa politique ne se produiront jamais, comme par miracle… Cela commence donc à devenir vraiment inquiétant, car en plus du manque de vision et souvent de l’incompétence des dirigeants politiques des grands pays occidentaux depuis une vingtaine d’années, il faut aussi composer avec des banquiers centraux “accros à l’opium” et qui vont par là même entraîner le monde dans une overdose dévastatrice…

Source : capital.fr


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