Besoin d'un conseil ?
Un conseiller B&Y Finance vous rappelle gratuitement:

La remontée des taux des crédits va-t-elle bloquer le marché immobilier ?

Bien choisir un conseiller en gestion de patrimoine
Bien choisir un conseiller en gestion de patrimoine
Chéquier, compte inactif... les frais cachés des banques en ligne
Chéquier, compte inactif... les frais cachés des banques en ligne
Banques en ligne : ces discrètes facturations qui font gonfler la note
Banques en ligne : ces discrètes facturations qui font gonfler la note
Viager : un marché réservé aux investisseurs avertis
Viager : un marché réservé aux investisseurs avertis
Acheter son logement sans être mariés : choisissez le bon montage
Acheter son logement sans être mariés : choisissez le bon montage

L’année 2016 restera une année record pour les ventes de logements. Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du Management des Services Immobiliers, se questionne sur le rôle qu’a joué la baisse des taux d’intérêt dans cette reprise.

Les plus récentes synthèses du marché de l’immobilier résidentiel, celle de la FNAIM, celle des notaires, dressent les mêmes constats : l’année 2016 va se clôturer avec un record de nombre de reventes, sans doute de l’ordre de 840.000, peut-être plus – la fin de l’année condense traditionnellement les opérations, les banques voulant engranger la production avant la fin de l’exercice -. Par ailleurs, ces résultats sont largement attribués aux taux d’intérêt bas. Enfin, sans que les sources ne s’accordent sur son niveau, les observateurs prévoient une augmentation des prix en zones tendues, plus forte pour les notaires, moindre pour la Fédération nationale de l’immobilier, entre 4% et 6%.

C’est aussi la période des bilans politiques, celui du Président Hollande, qui ne se représentera pas, celui d’Emmanuelle Cosse, qui a accompli un premier parcours de ministre du Logement avec Manuel Valls… avant de rempiler dans le gouvernement de Bernard Cazeneuve, et pourquoi pas celui de Sylvia Pinel, elle candidate à la magistrature suprême. Là encore, ce qu’on lit renvoie largement aux taux d’intérêt, qui ont baissé sans discontinuer pendant les quatre dernières années, jusqu’à atteindre un étiage jamais connu, en-dessous de 1%. On reconnaît néanmoins que le dispositif de défiscalisation pour les investisseurs dans le neuf a beaucoup joué, comme le prêt à taux zéro amélioré.

Est-il si sûr que la reprise doive l’essentiel à la baisse des taux? Le sujet pourrait au fond n’avoir aucune importance si les taux n’étaient en train de remonter, laissant augurer un resserrement du marché. Si l’on ajoute à cela une hausse programmée des prix, on voit mal comment 2017 maintiendrait la grande santé du logement ancien dont 2016 aura bénéficié. Sauf que les prémisses sont moins certains qu’il y paraît et que cette corrélation entre taux bas et vigueur des achats d’existant n’est pas si forte qu’on le prétend. D’abord, pourquoi le redémarrage du marché, vraiment sensible il y a dix huit mois, c’est-à-dire au milieu de 2015, n’est-il pas intervenu plus tôt, lorsque les taux ont marqué le pas, soit au moins un an auparavant ? Certes, les taux ont encore gagné en attrait ensuite, mais ils étaient déjà très digestes en 2014. En outre, dès 2014, des augures pronostiquaient une hausse prochaine et ils auraient pu précipiter la reprise. Cette non coïncidence entre les deux faits économiques est troublante et fait s’interroger. Elle rassure surtout : aucune raison de penser qu’une hausse, évidemment modérée dans l’absolu, de l’ordre de 50 points de base, voire plus sur deux exercices, peut-être 100 points de base (1%), viendrait freiner la reprise et inverser la vapeur.

Quant à la question des prix, elle est étrangement traitée par les observateurs immobiliers. On oublie en premier lieu que la baisse des prix a été la cause majeure de la reprise, parce qu’elle a resolvabilisé les ménages de façon forte et de façon évidente, plus évidente encore à leurs yeux que ne l’ont fait ensuite les taux. Sur les marchés non tendus, les prix ont baissé dès 2012, et ils se sont tempérés dès 2014 sur les plus prisés, comme celui de Paris et de sa couronne. On se rappelle que les valeurs augmentaient là depuis cinq ans à un rythme à deux chiffres, pour finir par stagner, ce qui correspond à une inflexion remarquable. Le problème de ce constat, qui fait dépendre le réveil et l’accélération du marché de la revente au niveau des prix, est qu’il conduit au pessimisme si les prix sont appelés à croître. Mais pourquoi donc croîtraient-ils ? On se le demande. Parce que ce mouvement de balancier est inéluctable ? Les ventes sont fluides, alors les propriétaires rehaussent leurs prétentions. Seulement voilà, si l’exercice a fonctionné des dizaines de fois au cours des cinquante dernières années, la solvabilité des Français est désormais éprouvée à son maximum. Si la hausse atteignait les prévisions qu’on entend, alors le marché perdrait sa vigueur et son souffle, sans doute avec un ralentissement de 10 ou 15% de son volume actuel. Bref, le calcul des propriétaires qui majorent leurs exigences est à courte vue.

A cet égard, une légère hausse des taux, déjà sensible, sera salutaire : la communauté des vendeurs comprendra que la double peine, perte de pouvoir d’endettement et perte de pouvoir d’achat, est insupportable. Bref, il y a quelque chose de cynique à programmer une hausse des prix, qu’on est en droit de refuser. Elle pénaliserait lourdement le marché sans l’ombre d’un doute. Or, en matière de fixation des prix, le discours des professionnels est performatif, c’est-à-dire qu’il contribue à forger la réalité. Il est dangereux de prévoir des augmentations mécaniques, systématiques, qui n’ont rien de certain. Les professionnels de la transaction, notaires compris, ont toujours eu du mal à anticiper des baisses et dans l’inconscient collectif immobilier la hausse est assimilée à un signe de bonne santé. Dans cette ère économique difficile, il n’est que temps de reconnaître que le marché sera cancéreux et vite asthénique si les prix augmentent. Ceux qui parlent, qui écrivent sur le marché, qui sont porteurs de l’autorité conférée par l’expertise commettraient une faute à ne pas mesurer la responsabilité qui est la leur dans la formation des prix.

source : http://www.capital.fr/immobilier/tribune/henry-buzy-cazaux/la-remontee-des-taux-des-credits-va-t-elle-bloquer-le-marche-immobilier-1194609


à propos de B&Y Finance

B&Y Finance est un Cabinet de courtage indépendant spécialisé dans la négociation de prêts Immobiliers autour de Lille, dans la région Hauts-de-France.

Notre métier est de vous accompagner dans votre projet d’acquisition ou de rachat de prêt en obtenant les meilleures conditions de taux et d’assurances auprès de nos partenaires bancaires.

Votre projet correspond souvent à une étape heureuse de votre vie et se concrétise avec une économie importante grâce aux grilles de taux privilégiées et exclusivement réservées aux courtiers. En effet, lorsque vous sollicitez votre Conseiller Bancaire en direct, celui-ci, même avec la meilleure volonté, ne pourra utiliser la grille de taux réservée aux courtiers (MIOBSP).

L’intérêt de solliciter B&Y Finance est donc un gain de temps conséquent, un gain d’argent et ce, sans aucune contrainte d’engagement puisque, conformément à la réglementation ORIAS à laquelle nous sommes soumis : « Aucun versement de quelque nature que ce soit ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent. ».

C’est la raison pour laquelle B&Y Finance considère chaque client comme unique, n’oubliant jamais qu’au-delà d’un simple dossier, il s’agit souvent de votre rêve ou d’une volonté affichée de gagner beaucoup d’argent.

Notre concept est basé sur une approche humaine alliée à une expertise globale, en effet il est fort probable que votre dossier soit analysé par l’un de nos gestionnaires de patrimoine avant de répondre à votre demande de financement pour une acquisition ou un rachat de prêt immobilier.

Nous sommes heureux de vous accueillir sur notre agence au , près de Lille dans la région Hauts-de-France, face à Décathlon Campus. N’hésitez pas à nous rendre visite !

Vous pouvez également nous contacter directement par mail ou téléphone ou renseigner notre formulaire (retour sous 24h maximum).


Gagnez du Temps, Gagnez de l’Argent, Ne payez qu’au Service Rendu !  Étude gratuite de votre dossier. Réponse sous 24H00.

Partagez
Tweetez
Partagez