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Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Banque centrale européenne a décidé d’injecter 1 050 milliards d’euros dans le système d’ici à la fin de l’année pour limiter les dégâts économiques provoqués par l’épidémie.

La Banque centrale européenne (BCE) a accru l’intensité de son tir de barrage à un niveau sans précédent afin d’essayer de limiter les dégâts économiques du coronavirus. Dans la nuit de mercredi à jeudi, elle a décidé d’injecter dans le système 1 050 milliards d’euros d’ici la fin de l’année en rachetant les dettes émises par les Etats et les entreprises. Il s’agit d’une limite basse, car «il n’y a pas de limite à notre engagement envers l’euro», a tweeté dans la nuit Christine Lagarde, la présidente de la BCE : «Les temps extraordinaires nécessitent une action extraordinaire.» Décryptage.

Pourquoi l’intervention de la BCE est devenue nécessaire

La BCE espérait que les Etats la dispenseraient d’intervenir à nouveau en décidant d’une action européenne coordonnée et massive. Or, lundi, lors de l’Eurogroupe, l’enceinte où siègent les dix-neuf ministres des Finances de la zone euro, et mardi, lors du sommet européen, ils se sont essentiellement contentés de valider les plans de soutiens nationaux aux économies (qui représentent quand même 2% du PIB européen) en faisant sauter les limites fixées par le Pacte de stabilité budgétaire. Rien, en revanche, sur l’activation du Mécanisme européen de stabilité (MES) doté d’une capacité d’emprunt de 700 milliards d’euros ou sur la création d’une capacité d’emprunt européen afin de financer les dépenses exceptionnelles des Etats, ce que Giuseppe Conte, le Premier ministre italien, a nommé des «coronabonds». Et ce n’est pas le fonds de soutien de 37 milliards d’euros proposé par la Commission qui allait impressionner les marchés, ceux-ci ne comprenant que les très gros chiffres.

C’est cette réponse déséquilibrée qui a causé de fortes tensions sur le marché obligataire. En effet, comme les déficits vont plonger et les dettes publiques exploser (sans doute vingt points de plus pour la France, passant de près de 99% du PIB aujourd’hui à 119% à terme), les investisseurs ont commencé à vendre la dette des Etats dont les comptes publics ne sont pas jugés sains : Grèce, Italie, Portugal, France et Espagne. Conséquence : les taux d’intérêt ont commencé à grimper sur le marché secondaire (celui de la revente, de la dette d’occasion si l’on veut) et à s’écarter dangereusement du Bund allemand, l’actif considéré comme le plus sûr du monde. Cela a notamment été le cas pour les emprunts grecs et italiens (dont les taux ont triplé en quelques jours, à 3%). A terme, cela aurait posé la question de l’accès aux marchés pour certains de ces pays, et partant, d’un éventuel défaut. Un cauchemar.

La BCE n’avait donc pas le choix : faute d’une réponse adéquate des gouvernements, il lui fallait agir vite afin d’éviter une répétition du scénario de 2010-2012 où les atermoiements des Etats, mais aussi des banquiers centraux de l’époque, avaient fini par coûter cher en termes de croissance et de chômage.

Que va faire la BCE ?

«C’est un très bon paquet, il y a tout ce qu’il faut pour éviter tous les risques de dislocation de marché», nous a déclaré Laurence Boone, l’économiste en chef de l’OCDE. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le conseil des gouverneurs a décidé de racheter sur le marché secondaire tant les dettes des Etats de la zone euro que les obligations émises par les entreprises (y compris les titres de dette de moins de six mois afin de rétablir leur trésorerie) pour un montant de 750 milliards d’euros pour les dix mois qui viennent. Cette somme s’ajoute aux 120 milliards décidés la semaine dernière et aux 20 milliards d’euros par mois du «quantitative easing» européen (QE, assouplissement monétaire) relancé en novembre dernier par Mario Draghi, après sa mise en sommeil en décembre 2018 (ce premier programme qui a commencé en mars 2015 a permis le rachat de 2 600 milliards d’euros d’obligations publiques et privées, soit 20% du PIB de la zone euro). Soit un total mensuel de 117 milliards d’euros par mois, alors que le rythme du premier QE destiné à éviter la déflation n’a pas dépassé 80 milliards par mois…

Ce nouveau programme, baptisé «programme de rachat d’urgence face à la pandémie», ne s’arrêtera que lorsque la crise du coronavirus sera terminée et en tous les cas pas avant la fin 2020. Les sommes mises sur la table pourront même être augmentées.

Un montant propre à dissuader les marchés d’affronter le mur de l’argent que vient de dresser la BCE et à éloigner durablement toute crise de la dette qui se serait ajoutée à la crise économique et à la crise sanitaire. Les taux grecs (la Grèce ayant de nouveau accès aux marchés, ses emprunts sont inclus dans ce nouveau programme) et italiens ont d’ailleurs spectaculairement diminué dès l’annonce de ce paquet. Preuve s’il en est que Francfort a bien un rôle à jouer pour éviter un trop grand écart de taux entre les emprunts d’Etat de la zone euro, contrairement à une déclaration malheureuse de Christine Lagarde, jeudi dernier, qui avait accru la tension sur les marchés…

S’il n’y a pas eu de discussion sur la nécessité de frapper fort au sein du Conseil des gouverneurs, même les faucons des banques centrales allemandes, autrichienne et néerlandaise, en ayant convenu, en revanche la seconde mesure est moins bien passée. En effet, la BCE a décidé de s’affranchir des limites posées lors du premier QE : un rachat équilibré des dettes entre les Etats en fonction de leur poids dans le PIB de la zone euro et une limitation à 33% du stock de dettes existantes. Ainsi, elle pourra se concentrer sur les pays en grande difficulté comme l’Italie, sans devoir intervenir sur le marché allemand qui n’a pas besoin de son assistance. «Ce qui donne une très grande souplesse à notre intervention», se réjouit-on à Francfort.

A cet ensemble de mesures se rajoutent celles décidées la semaine dernière comme la réactivation du programme LTRO (prêt à long terme aux entreprises) à un taux de -0,75%. Sans oublier la décision du Conseil de supervision unique (SSM), le gendarme bancaire de la zone euro placé sous l’autorité de la BCE, d’autoriser les banques à ne plus respecter les exigences en fonds propres fixés depuis la crise de la zone euro afin de libérer de l’argent.

Le «paquet» de la BCE sera-t-il suffisant ?

Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, qui avait critiqué jeudi dernier l’insuffisance des décisions de la BCE, a, cette fois, apporté «son plein soutien aux mesures exceptionnelles prises ce soir». Il a immédiatement enchaîné : «A nous, Etats européens, d’être au rendez-vous par nos interventions budgétaires et une plus grande solidarité financière au sein de la zone euro. Nos peuples et nos économies en ont besoin.» Une allusion directe à l’incapacité des Vingt-Sept, la semaine dernière, à s’entendre sur la création d’eurobonds, un serpent de mer européen, même si le gouvernement allemand est cette fois moins hostile que précédemment à cette idée. Car il y aurait une logique à mutualiser les dépenses liées à la crise du coronavirus puisqu’elle touche dix-neuf pays de la zone euro, ce qui allégerait le poids pesant sur les budgets nationaux des Etats les plus fragiles. L’idée qui est actuellement sur la table, et dont discuteront les chefs d’Etat et de gouvernement lors de leur sommet du 26 mars, est d’autoriser le MES à prêter de l’argent aux Etats pour couvrir ces dépenses extraordinaires. Ce serait des «coronabonds» qui ne diraient pas leur nom et qui permettraient à l’Allemagne et aux Pays-Bas de contrôler le montant et l’affectation des sommes dégagées. En effet, le MES est un organisme intergouvernemental qui permet à l’Allemagne d’exercer son véto. «Ce serait un moyen de la tranquilliser», note un observateur.

Une occasion pour accélerer le Green Deal ?

Une refonte de la stratégie industrielle européenne et un plan ambitieux pour booster l’économie circulaire annoncés par la Commission en mars. Le tout pour découpler l’usage des ressources naturelles de la courbe de la croissance et atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050. «Nous sommes à l’aube d’une transformation sans précédent», s’était même emportée Ursula von der Leyen lors de l’annonce, le 14 janvier, du plan d’investissement du Green Deal pour lever 1 000 milliards d’euros de fonds publics, et surtout privés. Deux mois plus tard, ces promesses qui ont permis à la présidente de l’exécutif européen d’obtenir le vote d’approbation du Parlement, semblent bien fragiles au regard de la crise sanitaire et économique.

Parce que l’optimisme la quitte rarement, Laurence Tubiana, présidente de la Fondation européenne pour le climat et architecte de l’accord de Paris, en 2015, assure, elle, que : «Bien que ce soit une situation dramatique, cette crise, qui sera j’en suis sûre plus profonde que celle de 2008, ne doit pas empêcher de poursuivre et accélérer les mesures du Green Deal, comme un moyen de construire des sociétés plus résilientes aux chocs.» Transports, réseaux électriques, énergie, agriculture, autant de secteurs où les avancées technologiques et de la recherche ont permis, depuis dix ans, d’offrir des solutions vertes économiquement intéressantes et créatrices d’emplois. «Je sais que c’est un message difficile à faire passer aujourd’hui, reprend-elle. Mais j’appelle la Commission européenne à profiter de la flexibilité fiscale et monétaire actuelle pour agir rapidement en consolidant le Green Deal et ne pas faire les mêmes erreurs qu’en 2008.» 

Source : liberation.fr


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