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CRÉDIT IMMOBILIER : “LES EMPRUNTEURS SONT À L’ABRI” DE LA BROUILLE ENTRE BANQUES ET COURTIERS, ESTIME PHILIPPE TABORET

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Philippe Taboret, directeur adjoint du courtier en crédit immobilier Cafpi et président de l’Association professionnelle des intermédiaires du crédit (Apic), estime que les tensions actuelles entre banques et courtiers en crédit immobilier ne devraient ni s’intensifier, ni durer. Les risques pour les emprunteurs seraient donc “très limités”.

Capital : Depuis quelques semaines, certaines banques ont rompu leurs relations avec les courtiers en crédit. Quelle est l’origine de cette discorde?

Philippe Taboret : Je fais ce constat avec avec beaucoup de recul, car j’ai intégré l’équipe de Cafpi il y a 35 ans. Les banques nous acceptent, mais ont toujours du mal à nous admettre. Le banquier estime que le client lui appartient et qu’il n’a besoin de personne pour le satisfaire. Certains établissements ont donc décidé de suspendre leur partenariat avec les intermédiaires du crédit. Sauf que les temps ont changé. Les emprunteurs ont modifié leur approche et nous nous sommes imposés. Je rappelle que ce sont les clients qui viennent nous voir, et non pas l’inverse.

Capital : Le phénomène est-il généralisé ? Quelles banques sont concernées ?

Philippe Taboret : Il s’agit pour l’instant d’un épiphénomène. Sur plus de 130 banques partenaires, seules quelques-unes ont rompu leurs relations avec les courtiers. Je pense au Crédit agricole du Languedoc, quelques caisses du Crédit mutuel et de Banque populaire Caisse d’épargne (BPCE). Le Crédit agricole d’Ile-de-France, plus gros pourvoyeur de crédit de France, n’a par exemple pas du tout l’intention de suspendre ses relations avec nous. Autre illustration parlante : la Société générale a rompu à quatre reprises sa convention avec nos courtiers durant toute son histoire. Aujourd’hui elle est un de nos partenaires les plus actifs.

 

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Capital : Les résiliations de conventions ne s’étendront donc pas à d’autres banques ?

Philippe Taboret : Si dans un emballement généralisé, une telle supposition devait se réaliser, l’emprunteur en serait la victime collatérale. Cependant, je ne vois actuellement aucune raison pour que le phénomène des déconventions s’étende. Les risques pour l’emprunteur sont donc très limités.

Capital : Il n’y a donc pas de risque majeur pour les personnes souhaitant souscrire un crédit immobilier ?

Philippe Taboret : Non, les emprunteurs sont à l’abri. D’une part, car nous sommes une profession dont la part de marché est toujours en très forte progression. A terme elle atteindra en moyenne 50%. Il est donc difficile de se passer des courtiers. D’autre part, car si quelques banques venaient à rompre leurs relations avec nous, notre portefeuille d’établissements partenaires serait encore largement assez fourni pour obtenir de bons taux. L’emprunteur pourrait alors compléter par une ou deux simulations sur les sites des banques non partenaires pour finaliser sa recherche. Finalement les seules victimes de la situation actuelle sont les petits courtiers, ceux qui ne disposent pas d’énormément de clients et qui bouclent 15 ou 20 dossiers par an. Mon conseil pour eux : se regrouper avec d’autres acteurs pour créer une structure plus grosse, ou opter pour une franchise.

Les risques pour l’emprunteur sont très limités

Capital : Les courtiers coûtent-ils si cher que cela aux banques ?

Philippe Taboret : Je ne le crois pas. Les courtiers touchent une commission de 1% du montant emprunté par client, assortie d’un plafond. Cette règle est parfaitement saine, car elle montre que les intermédiaires touchent une somme identique, peu importe la banque sélectionnée. L’argument fait mouche auprès de l’emprunteur car il sait que nous n’avons aucun intérêt particulier à le diriger vers un établissement plus qu’un autre.

 

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Capital : Êtes-vous prêt malgré tout à faire un geste envers elles ?

Philippe Taboret : Dans un contexte de taux bas, si les banques souhaitent augmenter leurs marges, je ne suis pas hostile à revoir cette tarification légèrement à la baisse, à 0,9% par exemple. Cet effort ne doit pas être trop important, car en tant que président de l’Association professionnelle des intermédiaires du crédit (Apic), je rappelle qu’une baisse de nos commissions aurait des conséquences évidentes sur la qualité des services que l’on doit délivrer aux emprunteurs.

Quelles solutions s’offrent aux banques pour faire face à ces taux historiquement bas ?

Une solution évidente et simple serait de relever légèrement leurs taux. Rien ne les oblige à prêt à 0,7% sur 25 ans, comme je peux le voir sur certains cas ! Si les établissements majoraient d’un ou deux points les taux d’intérêts, ils pourraient renforcer leurs marges tout en restant très accessibles pour les emprunteurs. D’autant que, contrairement à ce qu’a récemment affirmé le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), il n’y a aucun risque d’impayés en France, et que les prêts sont très sécurisés.

Les banques ont conservé une culture hégémonique et dominante

Capital : Les courtiers détiennent 40% de part de marché de la distribution de crédits immobiliers. Comment expliquez-vous une telle proportion ?

Philippe Taboret : Au sein des générations précédentes, la banque était considérée comme un service public. Lorsqu’on était client, c’était pour la vie. Aujourd’hui, la banque est un produit comme un autre. Sauf que les établissements ont conservé cette culture hégémonique et dominante, et de ce point de vue, la France est une exception mondiale. Si un patron de banque voit sa position fondre par rapport à des courtiers, son réflexe est de se dire qu’il peut faire ce travail lui-même, sans se remettre en question. Nous avons de notre côté un accompagnement et une valeur ajoutée reconnue. Contrairement à des promoteurs, ou à des agents immobiliers, nous ne nous contentons pas d’apporter des clients. Nous analysons leurs dossiers, vérifions leurs solvabilités et leurs projets pour minimiser le travail de la banque.

 

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Capital : Finalement, les banques peuvent-elles se passer des courtiers ?

Philippe Taboret : Je ne crois pas. Car l’expérience nous montre qu’à chaque fois qu’une banque tente de rompre ses liens avec les courtiers, elle se rend compte à l’heure du bilan annuel que la production de crédits a baissé. Celles qui ont franchi le pas seront donc probablement contraintes de faire de nouveau appel aux intermédiaires, la baisse des volumes étant inévitable. L’argument des banques n’est d’ailleurs pas assez étayé selon moi. Contrairement aux apparences, la disparition des courtiers entraîne un surcoût, les banques étant obligées d’augmenter leurs budgets publicité pour attirer des clients, d’augmenter les effectifs en agence pour gérer les dossiers à la place des courtiers, et former ce personnel.


Source : capital.fr

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